FESPACO 2017 «Folo, il était une fois…» de Loci Hermann KWENE: «Un cinéma calebasse» assumé

Un des deux courts-métrages fiction burkinabè en compétition au FESPACO 2017 est « Folo, il était une fois… ». Signé de Loci Hermann Kwéné, le film semble, à bien des égards, d’une autre époque. Une œuvre totalement assumée par le jeune réalisateur.  

Le sage Bala expliquant l'origine du pendant aquatique de l'humain à Babani

Le sage Bala expliquant l’origine du pendant aquatique de l’humain à Babani

Avec « Folo, il était une fois… », on se croirait dans un film  des années 1980-1990. Tous les ingrédients, ou presque, de ce court-métrage de 25 minutes rappellent les œuvres cinématographiques de cette époque.  Lire la suite

Publicités

FESPACO : Et les acteurs dans tout ça ?

Généralement, sur les tapis rouges et les estrades, les cinéastes prennent toute la lumière. Parce que c’est eux qui ont porté le film, parce que c’est eux qui ont managé une équipe sur le tournage, parce que c’est eux qui ont eu le final cut et parce que c’est eux qui prennent le risque d’être adulé ou conspué, selon que le public apprécie ou déteste leur film.

zinnaariya-2-640

Magaajyia Silberfeld dans « Zin’naariyâ » de Rahmatou Keïta

C’est ainsi que les professionnels vont souvent assister à une projection pour le nom du réalisateur plus que pour les acteurs : « Que valent les derniers films de Gomis, Touré, Traoré ? » « J’ai hâte de voir le premier long de Coulibaly, Goldblat… », sont le genre de phrases que l’on entend dans les longues files d’attente qui mènent aux salles de projection de Ouaga.  Lire la suite

« L’orage africain : un continent sous influence » de Sylvestre Amoussou

« L’orage africain : un continent sous influence ». C’est le titre du long métrage que le béninois Sylvestre Amoussou, par ailleurs réalisateur de « Africa Paradis » a choisi de présenter à la 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui s’est tenu au Burkina Faso du 25 février au 4 mars 2017. Après avoir obtenu le prix spécial de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, la fiction « L’orage africain : un continent sous influence » est montée sur la deuxième marche du palmarès officiel du FESPACO 2017 en obtenant l’étalon d’Argent de Yennenga.

lorage-africain-affiche-sylvestre-amoussouLe film « L’orage africain : un continent sous influence » est sans conteste une œuvre cinématographique de la lignée des fictions africaines saisissantes et osées. Elle tire sa pertinence de la critique, sans langue de bois, des relations entre l’Afrique et l’Occident. Lire la suite

« La Forêt du Niolo » de Adama Roamba : Le plan de la cupidité

Une fille agonisante ; malaise des pêcheurs ; des poissons sans vie sur la berge. Voici le décor d’ensemble qui annonce le sujet de  « La Forêt du Niolo ». Le premier long métrage de Adama Roamba sélectionné pour le grand prix de la 25ième édition du FESPACO 2017. Une fiction construite sur des points de contradiction dont le scenario est récompensé à cette biennale du cinéma africain.

vlcsnap-2017-01-23-17h54m21s207Kari, petit village dans la région de Niolo fait l’objet d’une convoitise. Pour cause son sous-sol regorge du gaz et du pétrole mais aussi de l’eau. L’exploitation des ressources des gisements empoissonne l’environnement. Situation  qui, naturellement oriente le film sur des points  de contradiction.  Lire la suite

‘’Wulu’’ (chien), un film de Daouda Coulibaly

Un film au titre évocateur et contemporain, « Wulu » qui signifie chien en Bamana. C’est un film qui évoque la tragédie du trafic de cocaïne dans le nord Mali tout en mettant sur scène les travers de la société contemporaine quête d’emploi, prostitution, arrivisme, financement du terrorisme, corruption…

Ladji rabatteur pour mini bus à Bamako

Ladji rabatteur pour mini bus à Bamako

Daouda Coulibaly vient à ce Fespaco avec un style tout différent des productions classique cinématographiques que nous connaissons. Une fiction narrative emprunte de réalité comme quelque chose qui nous est contée.  Lire la suite

« Wùlu » de Daouda Coulibaly, un thriller à la sauce malienne

Un premier long-métrage porte l’espoir du Mali de remporter l’Etalon d’or de Yennenga de cette 25e édition du FESPACO. Titré « Wùlu », le film est l’œuvre d’un franco-malien, Daouda Coulibaly. C’est l’aventure de Ladji, un jeune de 20ans qui, pour se faire une place dans la société, plonge dans le monde impitoyable des narcotrafiquants.

Ladji (à gauche) en négociation pour l'acquisition d'un bien immobilier

Ladji (à gauche) en négociation pour l’acquisition d’un bien immobilier

Jeune, pauvre, acharné de travail, Ladji a l’ambition de réussir. Réussir pour tirer sa sœur de la prostitution, réussir pour se faire une place au soleil, dans un Mali en pleine déliquescence. Quand le jeune homme se voit refuser une promotion pour passer de rabatteur à chauffeur d’un minibus de transport en commun, sa réaction est sans appel. Il fera mieux que ça et gagnera gros pour prouver qu’il méritait cette place pour laquelle un neveu du patron a été préféré. Voilà donc Ladji, justement incarné par le jeune acteur Ibrahim Koma, dans les méandres du trafic de cocaïne.  Lire la suite